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Communiqué Final de la 41ème Session
de l'Assemblée des
Patriarches et des Evêques Catholiques au Liban
1.
La quarante et unième session de l’APECL, tenue à Bkerké du 12 au 15
novembre 2007, a été présidée par Son Éminence le Cardinal Nasrallah Pierre
SFEIR, Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient. Participèrent à la
session Sa Béatitude Grégorios III, Patriarche grec melkite catholique
d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, Sa Béatitude Mar
Ignace Pierre VIII ABDEL-AHAD, Patriarche Syriaque Catholique d'Antioche, et Sa
Béatitude Nersès Bédros XIX, Catholicos Patriarche de Cilicie pour les Arméniens
Catholiques, ainsi que les Excellences les Archevêques des Églises Catholiques
au Liban, les Supérieurs Majeurs et les Délégués des Hauts Supérieurs et les
membres du bureau exécutif des Mères Générales. Assista à la session inaugurale
Son Excellence Mgr Luigi GATTI, Nonce Apostolique au Liban et le Chargé
d’Affaires de la Nonciature Mgr Thomas HABIB.
2.
« L’Église et la
Gestion des Biens Ecclésiaux » ainsi que divers sujets administratifs furent
l’objet d’étude de l’Assemblée qui reprit le sujet proposé par l’APECL lors de
sa réunion extraordinaire des 12 et 13 mars 2007. Son Éminence, Président de
l’Assemblée, déclare dans son discours inaugural que l’Église avait besoin de
fonds pour pouvoir accomplir sa mission et remplir ses devoirs de charité envers
les écoles, les hôpitaux, les orphelinats et d’autres institutions caritatives,
sociales et de développement, ainsi que d’autres projets menant au bien des
personnes et des groupes, et où la transparence et le détachement sont les
remparts contre les séductions de l’argent. D’autre part, son Éminence
accueillit par un mot les nouveaux membres de l’Assemblée remplaçant ceux dont
le mandat est terminé, et qui sont: les Supérieurs Majeurs: Père Elie MADI,
l’Archimandrite Jean FARAJ, l’Archimandrite Semaan ABDEL-AHAD, l’Archimandrite
Nagib TOUBJI, et les Mères Générales: Mère Daniella HARROUK, Mère Thérèse ROUKOZ,
Sœur Souhaïla BOU SAMRA et Sœur Yasmine AZAR.
Ensuite, Son Excellence le Nonce Apostolique
s’arrêta dans son discours sur l’importance de ce sujet en égard aux besoins de
la société libanaise et aux défis à l’œuvre apostolique de l’Église au niveau
des services caritatifs, des exigences de la justice et du développement de la
personne humaine et de la société. Tout cela, pense son Excellence, nécessite
une amélioration de la gestion des biens temporels en en faisant bon usage,
suivant l’enseignement de l’Évangile des Apôtres, et des Pères de l’Église. Il
s’agit de se garer, estime le nonce, des pièges des richesses contre lesquels
l’Évangile nous met en garde, comme la thésaurisation
(Luc: 12/16 – 21),
la rupture de la relation avec les nécessiteux (Luc:
16/19 – 31),
et la création d’un gouffre entre le riche et le pauvre
(Luc: 16/16 – 31).
Son Éminence commença les travaux de
la session en envoyant, au nom des membres de l’Assemblée, un message à Sa
Sainteté le Pape Benoît XVI, exposant le thème de la session et le remerciant
pour ses prières et son intérêt particulier et continu pour le Liban,
sollicitant sa bénédiction pontificale sur l’assemblée, sur ses membres et sur
tous les fidèles.
3.
En raison de la dure épreuve du peuple libanais issue de la lourde crise
économique et sociale née de la paralysie de l’Etat, de ses institutions et des
différents secteurs de la vie économique, force était à l’Assemblée d’aborder
les problèmes nationaux et la crise politique relative à l’élection
présidentielle dans les délais et suivant les termes de la Constitution.
Ensuite, après avoir pris connaissance
des rapports du Conseil Exécutif et du Secrétariat Général, l’Assemblée commença
à étudier les sujets à son ordre du jour et fit paraître la déclaration finale
suivante :
1ère Partie : L’Église
et la Gestion de ses Biens
Importance du Sujet
4.
A l’Église, le Fondateur divin a confié le service de l’homme à qui Il
« s’est uni dans le Mystère de l’Incarnation », se faisant lui-même la « route
vers le Père » et vers "tout homme"
(Le
Pape Jean-Paul II, “Redemptor Hominis”, Lettre Encyclique, § 13),
et Il l’a instituée, au milieu des nations « Mère et Éducatrice »
(Mater et Magistra)
(Le
Pape Jean XXIII, « Mater et Magistra », Lettre Encyclique, § 1).
« Mère », elle s’occupe de servir ses fidèles : assurer leur croissance totale,
combler leurs besoins sociaux et médicaux. « Éducatrice », elle sauvegarde la
foi et leur assure le savoir, l’éducation et la culture supérieure,
parallèlement au service spirituel trinitaire : enseignement, sanctification et
gouvernement. Ainsi, elle a fondé des hôpitaux, des dispensaires et des maisons
pour les orphelins, les vieux et les handicapés, des institutions caritatives,
des ligues et des associations. Elle a également institué des écoles, des
universités et des établissements professionnels et techniques et divers centres
culturels. Désormais, l’Église, au Liban, est pionnière dans la renaissance de
la culture, de la société et du développement.
Tout au long des guerres successives
depuis 1975, l’Église hébergea, dans ses institutions, ses fidèles tout comme
les autres et les aida allégeant leurs charges et assurant à beaucoup d’entre
eux un emploi, un logement et des services sociaux et hospitaliers. Ce faisant,
l’Église a épargné au Liban une révolution sociale, malgré la crise économique,
sociale et financière qui accable la majorité de la population, alors qu’une
minorité est repue d’excessives richesses.
5.
Aujourd’hui, la crise s’aggrave, les besoins se multiplient, les
opportunités de travail se font rares, le chômage s'accroît, l’émigration
augmente, certaines politiques et dirigeants sont occupés par leurs désaccords,
les dettes exorbitantes écrasent le pays et alourdissent le déficit du trésor,
c’est pourquoi l'Église œuvre, à travers cette Assemblée, à trouver des sources
de financement qui lui donneraient la possibilité de redoubler ses efforts et
d’élargir la marge de ses services, afin qu’elle réponde aux besoins de notre
peuple et qu’elle le libère du désespoir, et arrête le flot de l’émigration,
notamment « l’émigration psychologique »
(Le Pape Jean
Paul II, « Une Espérance Nouvelle pour le Liban », Exhortation Apostolique Post-Synodale,
§ 96),
sans qu’elle prenne pour autant la place de l’État dans ses devoirs.
L’Assemblée se pencha avec assiduité
sur l’étude des nouvelles capacités pour améliorer l’exploitation des
territoires de l’Église et la gestion de ses biens et pour trouver de nouvelles
sources de financement pour accomplir ses projets sociaux et de développement,
et pour assurer à ses institutions la viabilité et la prospérité pour un plus
grand bien social et économique.
Cette démarche s’inscrit dans le
cadre des enseignements de l’Église: "le Créateur a mis les richesses de la
terre au profit de tous les hommes" (Gaudium
et Spes, sur l’Église dans le Monde de ce Temps (1), Concile Œcuménique Vatican
II, § 69).
Elle s’inscrit également dans sa constante tradition qui accorde la préférence
aux pauvres dans l’exercice de la charité chrétienne. Sur ces deux principes
repose toute responsabilité sociale et se prennent toutes les décisions
relatives à la conception de la propriété et à l’usage des biens temporels
(Le
Pape Jean Paul II, « L’Église et l’Intérêt pour les Choses Sociales », Lettre
Encyclique, § 42).
6.
Dans sa Lettre Encyclique «Deus Caritas Est», Sa Sainteté le Pape Benoît
XVI appelle à l’organisation du service caritatif des pauvres et des nécessiteux
et à la création de structures appropriées à cette fin, à la coordination de
leurs actions, à l’exemple de la première communauté chrétienne qui « se
montrait assidue à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion
fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… tous les croyants ensemble
mettaient tout en commun… et partageaient leurs biens entre tous selon les
besoins de chacun. »
(AC : 2/42 – 45).
Sa Sainteté ajoute : « Face à
la diversité des besoins, à travers les instances étatiques et ecclésiales, sont
nées et se sont développées de nombreuses formes de collaboration, grâce à la
transparence de leurs moyens d’action et à la fidélité à leur devoir de
témoignage d’amour, favorisant ainsi une coordination réciproque. Aussi est-il
indispensable d’encourager le bénévolat qui prend en charge une multiplicité de
services. Le développement d’un pareil engagement représente pour les jeunes une
école de vie qui éduque à la solidarité, à la disponibilité, en vue de donner
non pas simplement quelque chose, mais se donner soi-même tout en étant
disponible à « se perdre » pour l’autre
(Cf. Lc : 17, 33).
C’est la culture du partage (de la charité) face à la culture de l’égoïsme
(Le
Pape Benoît XVI, « Deus Caritas Est », Lettre Encyclique, § 30).
À cette fin, les membres de
l’Assemblée ont étudié un plan de coordination entre les organisations non
gouvernementales, encouragé le Fonds d’Aide pour l’Éducation au Liban – Écoles
Catholiques (LEAF), et appelé à affecter un pourcentage des revenus des waqfs
des paroisses et des diocèses pour aider les nécessiteux, et de créer de
nouveaux procédés plus efficaces pour l’exploitation des propriétés de l’Eglise
et pour l’amélioration de leur gestion.
La coordination entre les
Organisations Non Gouvernementales (ONG)
7.
L’Assemblée loue les ONG pour leurs services sociaux et leurs actions de
développement accomplies dans les différentes régions du Liban. En tête de ces
ONG, Caritas – Liban, l’organisme de la pastorale sociale de l’Église
officiellement mandaté pour le développement et le service social. Tout en
exprimant son appréciation pour le rôle des laïcs et leur collaboration dans
l’accomplissement de la mission de l’Église comme témoins de l’Évangile dans le
monde, l’Assemblée appelle les organisations et leurs membres à s’inspirer des
principes de l’enseignement social de l’Église qui spiritualise, humanise,
oriente leur action et remplit leur cœur de la joie de l’Évangile, les portant à
travailler avec le dévouement du « Bon Samaritain »
(Luc : 10/25 – 37).
Aussi est-il indispensable d’appeler
les ONG à coordonner leurs activités et leurs programmes dans les zones
frontalières au profit de ceux qui en ont besoin, où qu’ils soient, en
collaboration avec les Évêques diocésains et les curés de paroisse, afin qu’à
l’aide d’une démarche ecclésiale complète, le service soit équitablement rendu
au niveau de la distribution géographique et au niveau des familles dans le
besoin.
L’Assemblée insiste également sur la
responsabilité des curés de paroisse dans le service de la charité, de par leur
fonction curiale, ce qui exige leur formation continue aux principes sociaux de
l’enseignement de l’Église, et leur entraînement aux méthodes appliquées du
service pastoral.
De même, l’Assemblée invite les
universités catholiques et les séminaires de formation religieuse à insérer
l’éducation caritative dans leur curriculum, et d’orienter les recherches et les
thèses des différents secteurs académiques à son service.
Fonds d’Aide pour l’Éducation – Écoles
Catholiques (LEAF)
8.
Le Secrétaire Général des Écoles Catholiques au Liban mit l’assemblée au
courant des actions du Secrétariat Général au niveau du développement de
l’opération de LEAF, fondée pour venir en aide aux élèves économiquement faibles
et pour subvenir aux besoins académiques et éducatifs des écoles.
Pour sa part, l’Assemblée encourage le
Secrétariat Général à poursuivre ses efforts, dignes de remerciements, pour
l’exécution de son plan visant à atteindre les deux buts mentionnés : assister
les élèves suivant la situation de leur famille, soutenir les écoles pour
qu’elles puissent persévérer et améliorer leurs niveau d’enseignement.
L’Assemblée remercie les personnes et
les organisations, au Liban et ailleurs, pour leur soutien matériel et moral au
LEAF.
Le service de la charité dans les
diocèses et les paroisses
9.
En plus des subventions et des facilités offertes par les institutions
ecclésiales éducatives, hospitalières et sociales, les diocèses, les ordres
religieux et les paroisses ont utilisé et utilisent encore les moyens qui leur
sont disponibles afin de pourvoir aux besoins croissants des familles.
Cependant, l’Assemblée sollicite les diocèses et
les paroisses à redoubler d’efforts, surtout au niveau de la communauté
chrétienne dans les paroisses, où les curés sont appelés, sous les directives de
leurs évêques, et avec les conseils paroissiaux, les comités caritatifs, les
mouvements apostoliques et les fidèles, à organiser le service de la charité en
même temps que le service du verbe par la catéchèse, l’éducation, et le service
de la grâce par l’administration des sacrements du salut et de la
sanctification, à l’instar de la première communauté chrétienne
(AC : 2/42 – 45).
Et comme les biens de l’Église sont
affectés pour servir quatre objectifs : organiser le culte divin, assurer la
subsistance convenable des ministres, pratiquer les œuvres d'apostolat, et
exercer la charité envers les pauvres »
(Code des Canons
des Églises Orientales, « Les Biens Temporels de l’Église (1007 – 1054) », code
No 1007),
il est alors impératif de déduire un pourcentage des revenus de chaque waqf pour
assister les familles de la paroisse qui seraient dans le besoin. Il y a des
expériences et des initiatives de ce genre dans plusieurs diocèses. Ainsi, pour
permettre à chaque chrétien d’exercer son devoir de charité par une contribution
personnelle, il est indispensable d’organiser ce service au niveau de la
paroisse, selon le plan d’action établi par le diocèse
(Le Pape Jean
Paul II, « Une Espérance Nouvelle pour le Liban », Exhortation Apostolique Post-Synodale,
§ 105).
L’Exploitation des Biens de l’Église
10.
Afin de sauvegarder la famille au Liban, de le soutenir, et de mettre ses
membres à l’abri du chômage et de l’émigration, et pour assurer des opportunités
de travail à ceux qui se sont consacrés à l’étude, à la spécialisation
universitaire ou technique, et face à la mollesse de l’État à remplir ses
devoirs à ces niveaux, l’Assemblée étudia avec des experts et des spécialistes
les meilleurs moyens d'optimiser l’exploitation et la gestion des biens de
l’Église, de créer des organismes spécialement pour ces fins, de tirer profit
des services de l’État et de rentabiliser ses capacités financières qui doivent
servir l’intérêt du bien commun.
Afin de moderniser les institutions
ecclésiales existantes, d'aider celles qui sont en difficulté et d’en instituer
de nouvelles, plusieurs modèles de travail ont été soumis à l’Assemblée. Il a
été proposé des organigrammes et des infrastructures au niveau des diocèses afin
d’exploiter les propriétés et les biens de l’Église et de contrôler leur gestion
et les orienter selon les principes scientifiques reconnus, dans le but
d’améliorer leur rendement pour soutenir les activités pastorales et sociales. A
cet effet sont proposés des projets tels que le « Fonds d’Investissement » et la
compagnie « Holding », organisés et légalement constitués, et la création
d'organismes gestionnaires efficaces, capables de contrôler les décisions et
d’unifier les moyens et de les stimuler tout en respectant l’économie des
moyens. Pour pouvoir mettre en route ces projets, l’Église appelle à la
contribution des investisseurs et des experts parmi ses fidèles tout comme aux
subventions de l’État et d’autres organisations.
L’Assemblée a apprécié le travail des
experts qui ont établi ces projets et études scientifiques, et les a transmis au
Conseil Exécutif pour exécution à la lumière d’un cadastrage scientifique et
pratique des propriétés foncières de l’Eglise et d’un inventaire de ses
institutions à l’œuvre dans les domaines de l’éducation, scolaire, universitaire
et technique, de l’hospitalisation, dans les différents services sociaux, et des
projets de développement en cours ou en voie de finition, et à la lumière des
compétences scientifiques des fidèles.
11.
L’Assemblée veille à ce que ces efforts n’aient pas pour fin
l’enrichissement mais l’apostolat
(Le Pape Jean
Paul II, « Une Espérance Nouvelle pour le Liban », Exhortation Apostolique Post-Synodale,
§ 104).
Il s’agit d’assurer des opportunités de travail aux nouvelles générations et de
limiter la fuite des cerveaux à l’étranger. L’argent, lorsqu’il se fait
disponible, doit être mis à la disposition de notre peuple afin qu’il puisse
vivre dans la dignité, le contentement et la joie, en même temps ouvert au
partage et libre à l’égard des richesses. En tout cas, l’essentiel demeure notre
confiance dans la providence divine, en même temps que notre effort vigilant et
courageux pour améliorer notre situation économique, pour ne plus être un
fardeau sur les épaules de ceux qui ont pu, grâce à leur énergie, leur
engagement et leur labeur, devenir productifs et capables d’aider leurs frères.
2ème Partie : Affaires
Administratives
Règlement Intérieur de l’APECL
12.
L’Assemblée a pris connaissance des amendements effectués sur son
règlement intérieur et les a ratifiés.
Élection de Membres des Commissions
Épiscopales
13.
L’Assemblée a élu les vice-présidents des commissions suivantes :
*
Son Excellence Mgr. Elie
HADDAD, Commission épiscopale pour la culture et les biens culturels.
* Mère Gabrielle BOU MOUSSA,
Commission épiscopale pour la famille et la vie au Liban.
* Archimandrite Jean FARAJ,
Commission épiscopale pour la pastorale de la santé au Liban.
Caritas – Liban
14.
Le bureau exécutif et le conseil général de Caritas – Liban ont été élus
par l’Assemblée comme suit :
*
M. Nabil HADDAD,
vice-président.
*
Père Amid ALMAAZ, aumônier
général.
*
M. Hanna SLEILATI, représentant
du diocèse maronite de Zahlé.
*
Dr. Nagi SEAIBI, représentant
du diocèse maronite de Jbeil.
*
M. Mounir SADER, représentant
du diocèse maronite de Tyr.
*
M. Joseph RAHME, représentant
du vicariat patriarcal maronite de Jebbé.
*
Mme. Sanaa ABI DIB ANTOUN,
représentante du vicariat maronite de Zghorta.
*
Sœur Tamam SALAMEH,
représentante du vicariat apostolique latin.
*
Mme André HAKIM, représentante
du diocèse chaldéen de Beyrouth.
*
M. Joseph MIRO, représentant du
diocèse syriaque catholique.
*
Père Sarkis ALTABAR et Père
Charbel HAJJAR, représentants des ordres religieux masculins.
*
Sœur Souhaïla BOU SAMRA,
représentante des ordres religieux féminins.
Aumônier Général de l’Œuvre Pastorale
Universitaire
15.
Père Fadi BOU CHEBEL, de l’ordre maronite mariamite, a été élu par
l’Assemblée, aumônier général de l’Œuvre pastorale universitaire.
Charte des Universités Catholiques
16.
L’Assemblée a étudié la première version de la « Charte des Universités
Catholiques », et donné ses remarques à la Commission épiscopale pour
l’éducation supérieure et universitaire qui achèvera la rédaction de la charte
pour la session prochaine.
Télé Lumière et Noursat
17.
Les
responsables de Télé Lumière/Noursat ont fait un exposé sur le protocole signé
avec l’Église le 6 novembre 1997 sur sa charte de programmes spéciaux approuvée
en février 2007, et sur son statut légal vis-à-vis de la loi actuelle des médias
et de l’information. Ensuite, ils ont proposé à l’Assemblée de revoir certaines
dispositions du protocole et d’œuvrer à modifier la loi de l’information pour y
insérer l’information religieuse.
L’Assemblée a salué la mission de la
télévision comme outil de l’Église, les efforts et les sacrifices de ses
employés et de ses parrains. Tout en exprimant son appréciation pour ses
programmes, l’Assemblée a appelé à l’amélioration de quelques-uns.
Résolutions et Recommandations
18.
Certaines commissions ont proposé à l’Assemblée des recommandations avec
prière de tâcher de les prendre en considération.
Appel et Conclusion
19.
L’Assemblée des Patriarches et des Évêques Catholiques au Liban exprime sa
solidarité avec le peuple libanais dans ses soucis comme dans ses aspirations,
et salue sa résistance et son inébranlable confiance dans la providence divine,
et sa fidélité à ses valeurs spirituelles, morales et nationales. L’Assemblée
rend hommage aux efforts et aux sacrifices des Libanais, au Liban et dans les
pays d’émigration, (Mahjar) pour gagner leur pain et assurer à leurs
familles une vie digne. Cependant, l’Assemblée les appelle aussi à préserver
leur unité, et à ne pas glisser dans des conflits injustifiables, et à prendre
conscience des dangers qui menacent le Liban, et de toutes leurs retombées
fâcheuses sur la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Nous sommes tous
responsables. Aujourd’hui plus que jamais, le Liban a besoin de citoyens loyaux
et dévoués pour le sauvegarder et sauvegarder son riche patrimoine et sa mission
en Orient.
20. L’Assemblée
est solidaire avec son Éminence le Patriarche dans ses soucis et ses efforts
continus pour que les élections présidentielles aient lieu dans les délais
constitutionnels, pour le bien du Liban et la réanimation de son rôle au sein de
la communauté mondiale et sa contribution à la réalisation de la paix au
Moyen-Orient. L’Assemblée apprécie aussi avec beaucoup de gratitude la médiation
des pays amis pour aboutir à cette fin, et demande aux politiques et aux députés
de renoncer aux provocations et à l’obstination et d’adopter le dialogue comme
moyen de communication et d’entente pour la réalisation de l’unité du pays. Elle
leur rappelle aussi leur devoir national qui est l’engagement à l’élection d’un
nouveau Président de la République qui soit à la hauteur des défis dans le pays
et des aspirations des Libanais, selon les dispositions et les délais
constitutionnels. Tout en ayant foi en la providence divine, nous avons foi
aussi que les efforts des bonnes volontés, nombreuses, Dieu merci, aboutissent à
l’élection d’un tel président que nous soutiendrons tous. Nous espérons ainsi
redonner tout naturellement au pays sa vie sociale, économique et politique.
21.
Au moment où que les fidèles commencent leur marche spirituelle vers la
naissance du Seigneur Jésus, sauveur du monde et rédempteur de l’Homme, nous les
invitons à renouveler leur espérance dans le Christ, qui par sa naissance, a
manifesté aux cieux la gloire de Dieu, a introduit la paix sur terre comme un
précieux don céleste et répandu l’espérance chez les homme de bonne volonté (Luc
2/14).
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